Changements physiques du malad

2.1. Perte de poids importante. Au début, on assiste souvent à une perte de poids due à un régime. Seulement, celui ci peut se prolonger et se transformer en un trouble alimentaire. Généralement, les parents vivant quotidiennement avec leurs enfants, ne remarquent pas directement cet amaigrissement anormal. Ces anorexiques sont capables de perdre jusqu’à 50% de leur poids initial. Si la jeune fille le peut, elle multiplie les périodes de jeûne. Les aliments à basse teneur en calories sont préférés alors que les aliments très caloriques sont évités. A table, leur comportement est particulier : elles montrent souvent du dégoût à l’égard de la nourriture par des grimaces, des soupirs, ou en se tenant loin de la table. De plus, elles peuvent disséquer minutieusement leur nourriture excluant les parties qu’elles refusent, chipoter, la couper en tous petits morceaux et ne porter à la bouche que des quantités infimes. Il leur arrive de se nourrir avec une petite cuillère. Celles ci peuvent manger très lentement, mâchant interminablement, ou très vite comme pour se débarrasser d’une corvée.

2.2. L’aspect physique est impressionnant :

 

§ Leur visage est émacié1, leur corps décharné, a perdu ses formes féminines et a retrouvé une apparence prépubère.2

§ Les cheveux sont secs, ternes et raréfiés3. Certaines jeunes anorexiques les arrachent lors de crises d’angoisse.

§ Leurs ongles peuvent être cassants.

§ Leur peau peut être sèche et squameuse4 et avoir une teinte jaunâtre.

§ Leur pilosité peut augmenter ayant un aspect néonatal (lanugo) à cause des changements hormonaux.

§ Les extrémités de leur corps sont froides, violacées et humides.

§ Leurs chevilles peuvent être gonflées par des oedèmes5 qui sont d’apparition tardive.

2.3.  Les anorexiques encourent également des risques de troubles physiologiques graves :

Leur importante perte de poids et l’absence de certains aliments provoquent des troubles hormonaux, les règles risquent de s’arrêter et cela peut nuire à la fertilité et ce même si elles reprennent du poids plus tard.

 

Elles risquent :

§               l’ostéoporose6, un retard de croissance ainsi qu’une grande fragilité des os.

§               des problèmes cardiaques.

§               des dommages aux nerfs périphériques.

§               des anesthésies passagères, paralysies partielles.

§               des lésions au cerveau.

§               des troubles de la mémoire, de la concentration.

 

Une diminution des capacités intellectuelles peut survenir.

 

 Si le stade de dénutrition est trop avancé, les muscles privés de leur « nourriture » se détruisent. Comme le cœur est un muscle, le rythme de ses battements ralentit ; ce qui est dangereux et peut s’avérer mortel. Alors, lorsqu’il y a problèmes cardiaques ou lorsqu’on assiste à des phases d’automutilation, il est nécessaire de les hospitaliser afin d’avoir une prise en charge multidisciplinaire.

 

 

 

 

 

référance: http://home.scarlet.be/brake/chap2.htm

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